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Le Coronavirus révèle la fragilité du football actuel




Notre ouvrage « Cheveux au vent » et nos débats publics ont ouvert la discussion sur la folie du football business actuel. Tous nos intervenants en conviennent : l’argent "fou" change petit à petit les valeurs fondamentales qui constituent l’essence même de notre jeu.

Le constat est aisé et évident, la grande question était : Que pouvons nous faire ?


Il a suffi d'une seule crise pour remettre en cause toute l'économie florissante du football.

L’interruption immédiate des droits de retransmission télévisée versés par Canal+ et beIN Sports (213,2 millions d’euros), la perte des recettes de billetterie, l’effondrement des recettes de sponsoring et l’effondrement prévisible du marché des transferts des joueurs : toutes les sources de revenus des clubs se sont brutalement taries alors que leurs charges, et notamment les salaires souvent pharaoniques des joueurs, ont continué de courir, plongeant ces clubs dans une situation d’asphyxie financière sans précédent.

Déjà très endetté (l’OM, Lille, Bordeaux accumulaient à eux trois un déficit de 184 millions d’euros à l’issue de la saison 2018/2019), privé de ressource le naufrage financier guettait.

C’est donc dans ces conditions que le conseil d’administration de Ligue a souscrit à un prêt garanti par l’État de 224,5 millions d’euros pour au moins compenser les pertes des clubs liées aux droits TV non perçus : « l’utilisation des fonds aura pour objectif de permettre la préservation de l’activité et de l’emploi en France ».

Cette "avance" sera retirée sur 4 ans des droits TV que le Groupe espagnol Madiapro s'est engagé a verser à la Ligue en contrepartie du droit de retransmission des matches. Sera-t-elle suffisante pour sauver les clubs les plus endettés de la faillite ?


Tout repose sur Médiapro

Médiapart semble indiquer qu’un véritable risque existe et s’interroge aussi sur la solidité du Groupe Mediapro, sur qui repose désormais l’avenir du foot français et qui « n’est qu'un groupe de médias, fortement affecté comme toutes les entreprises de ce secteur par le coronavirus »…

Selon Médiapart, si Mediapro venait à manquer à ses obligations, la LFP serait alors dans l’incapacité de rembourser sa dette. Et du même coup, la garantie de l’État devrait jouer. Dans cette hypothèse qui n’est pas certaine mais possible, les contribuables français seraient alors sommés de mettre la main à la poche pour éponger les dérives du foot-business.

Prémonition ? Plusieurs pistes étaient explorées par nos anciens joueurs et nos futurs débats en dévoileront la teneur mais personne ne pouvait imaginer avant le confinement l’ampleur de la crise qui allait secouer le football français et à quel point nos débats présentent un intérêt évident.

Vivement le prochain à CARHAIX….

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